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délires/humour noir/ camisole/dérision/ satire/idéologie/religion/ amateurisme
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Antipsychiatrie

Antipsychiatrie

Posté le 27.11.2007 par lavoixdelaphilosophienaturelle
Les débuts de l'antipsychiatrie remontent aux années 1960, à Londres. Les principaux anti-psychiatres sont: COOPER, ESTERSON et LAING.





Nouvelle approche de la psychose



L'individu se réfugie dans la folie pour faire face à une situation sociale intolérable. La psychose est un voyage intérieur, une période de dépression menant à une reconstruction qui permet de trouver un meilleur contact avec soi (accès au dossier "psychose"). L'antipsychiatrie s'engage dans une expérience en milieu psychiatrique sur le mode des communautés thérapeutiques. Il s'agit de faire en sorte que les malades gèrent eux-mêmes leur communauté, ainsi que les mesures thérapeutiques qui peuvent être prises. Les malades doivent donc devenir responsables de leur prise en charge, les soignants n'ayant qu'un rôle d'écoute et de soutien.



En 1965, les docteurs LAING, COOPER et ESTERSON fondent la "Philadelphia association" pour créer des lieux d'accueil originaux, comme à "Kingsley Hall". L'association se fixe comme but de changer la façon dont la santé mentale et la maladie mentale sont considérées. C'est une invitation à changer de modèle, car ce qui est en cause, ce n'est pas la maladie d'une seule personne, mais un processus social. Les lieux d'accueil nouvellement créés se caractérisent par leur volonté affichée de débarrasser le sujet de tout cadre pour lui. L'accueil dans ces communautés Anglaises consiste en une mise en place qui évoque le psychodrame.





Les lieux de vie



Ils créent une ambiance permettant aux gens de prendre conscience de leur souffrance.

Le travail soignant sera d'aider l'individu dans son expérience, de pourvoir à ses besoins élémentaires, de laisser surgir l'effondrement, puis la guérison sans s'immiscer dans le processus.

Ces lieux s'opposent aux valeurs de la famille nucléaire, et font éclater la vie de couple et les liens de parenté.

Il faut voir cela comme une tentative de débarrasser le malade de toute contrainte sociale. Et aussi comme une acceptation et une réponse par rapport au langage de la folie. Le personnel est référent privilégié des malades. Dans chaque communauté, chacun peut discuter des faits et gestes de tout le monde. Il faut assister le malade dans son délire (accès au dossier "delire"), plutôt que l'arrêter. Il y a une reconsidération de la maladie mentale, comme partie intégrante d'un processus social. Puisque les hôpitaux psychiatriques ne peuvent accueillir les expériences communautaires, les participants sont obligés de fonder leurs propres locaux. Le malade est quelqu'un en crise et le soignant est là pour recueillir cette crise. Les buts de l'antipsychiatrie sont la tolérance et l'acceptation de la folie.



"Je pense que les schizophrènes ont plus de choses à apprendre aux psychiatres sur leur monde intérieur, que les psychiatres aux malades." LAING

La société -et ils rejoignent en cela Alfred ADLER- a un rôle déterminant dans la maladie. Le psychiatre est un agent du pouvoir médical. L'hôpital psychiatrique reproduit dans une large mesure le jeu pathogène de la famille, contraignant le malade à réagir de façon apparemment arbitraire, à l'encontre du cadre qui l'angoisse (accès au dossier "angoisse"). L'aliénation mentale renvoie à un comportement et à une expérience qui sont inacceptables dans le cadre culturel où nous vivons. Dans les communautés, les patients sont à tour de rôle soignants de l'un d'entre eux: c'est le groupe qui s'autorégule, qui contrôle le délire de ses membres. Quand les manifestations délirantes ne sont plus tolérables, le groupe demande au patient de s'isoler. "Nous nous soumettons aux règles pour être accepté des autres."





Les suites de l'antipsychiatrie



L'antipsychiatrie fut un moment d'interrogation, de flottement, d'ambivalence et de vérité de la psychiatrie.

Actuellement, de l'antipsychiatrie ne restent que les lieux de vie et les communautés, mais rattachés à la psychiatrie traditionnelle.





L'antipsychiatrie est une théorie psychiatrique qui s'oppose à la psychiatrie classique et interpréte plutôt la maladie mentale dans une perspective sociologique.


Le contenu de la théorie
Pour certains, la conviction centrale sur laquelle convergent les grands courants de l'antipsychiatrie est que l'asile devrait disparaitre et les malades retrouver tous leurs droits de citoyens dans une société qui pourrait les accueillir, prendre en compte leurs potentialités créatrices.

Pour d'autres, généralement peu convaincus par les théories psychiatriques, elle est que la psychiatrie est une institution non pas médicale, mais plutôt politique et/ou religieuse médicalisée s'attachant à résoudre non pas les problèmes ou les maux des patients qu'elle traite, mais bien les problèmes posés à la collectivité par le comportement de ces mêmes patients, et ce au moyen de procédés coercitifs (internements, traitements, mensonges) contraires aux principes de l'État de droit.

Pour certains, le cheval de bataille de l'antipsychiatrie est la question de la "Relativité du normal et du pathologique". Pour d'autres, moins enclins à jouer avec les lapalissades, l'objet de l'antipsychiatrie est l'invalidation de la dichotomie "sain"/"pathologique" instituant la notion de "norme" comme paradigme anatomique et sanitaire plutôt que comme variable sociale, sociétale, morale, philosophique et/ou politique, et consacrant de ce fait la confiscation, par les psychiatres, de problématiques politiques et sociales comme mesure de salubrité publique.


Les origines
Nés au début des années 1960, ces grands courants ont presque toujours été le fait de praticiens : Ronald Laing, David Cooper et Aaron Eterson en Angleterre, Franco Basaglia, Giovanni Jervis et Gian Franco Minguzzi en Italie, des médecins hospitaliers du service public (Louis Le Guillant, Lucien Bonnafé, François Tosquelle...) engagés dans une riche polémique avec Michel Foucault en France.

Les travaux de Thomas Szasz, psychiatre américain, qui dès les années 1950, publia nombre d'ouvrages très critiques à l'égard de l'institution à laquelle il appartenait alors - s'attirant ainsi les foudres de ses collègues -, ont joué un rôle déterminant dans l'élaboration des critiques des théories et pratiques psychiatriques émises par les antipsychiatres.


Les influences de la théorie
Par ailleurs, les thèses antipsychiatriques ont également grandement influencé les Thérapies systémiques familiales", qui, sans totalement s'affranchir de la terminologie de l'hygiène mentale, abordent "la folie" sous l'angle de victime émissaire, sorte de rôle de "fou du roi" qui, par sa conduite, dénoncerait entre autre les mythes familiaux en vigueur dans un système donné. C'est cette dénonciation qui serait désignée de "folie" et stigmatisée. Il est de même du "dissident" soviétique qui doit avoir une bonne dose de "folie" pour dénoncer le mythe du "Paradis des travailleurs".




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:: Les commentaires des internautes

Intéressant
Posté par Edge le 13.12.2007
J'ignorais l'existence de ce courant "antipsychiatrique". Ca a l'air plutôt intéressant. Dommage qu'ils se focalisent sur la remise en question des normes pathologique/sain, car ces normes semblent évidentes lorsqu'on voit certains cas de folies. Pour les critiques de la psychiatrie freudienne, j'aurais tendance à trouver les comportementalistes plus intéressants, en particulier sur la question du traitement.

En tout cas, on apprend des choses sur votre blog =)

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